Si Dieu nous a donné le désert comme refuge, des chamelles et des sandales , c’est pour marcher, et avoir la place de choix sans maison ni palais.
Les maisons, les temples c’est la tombe des vivants, le désert ne permet pas la construction des cités,
c’est toujours la poussière et le sable qui l’emportent, les ruines et les squelettes de nos chameaux
serviront d’ombre aux visiteurs qui cherchent à boire le néant.
EL Jilal
par El Jilal
publié dans :
Textes
0
recommander
La douce aurore carressant la pureté de nos rêves distendus s'étiole en un drapé de couleurs étranges. Rien ne laisse supposer que la douleur du monde peut ici venir se poser.
Boudenib-Merzouga Avril 2005
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
1
recommander
De mon âme écorchée naissent ces lignes. De ces lignes naissent ces pages et tous les mots qui y courent. Toutes les lettres forment les traits entrelacés de l’écriture. Ces lignes, telles les innombrables pistes se rejoignant vers quelque oasis perdue, s’étendent sur la vaste étendue de la page. Comme le voyageur solitaire égaré sur ces pistes, je m’abreuve de l’eau de mon oasis.
Boudenib-Merzouga Avril 2005
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander

Quel est ce silence qui m’appelle ? Quelle vie coule au fond de ce vide étrange ? Qui m’avait prévenu de cela ? Pas même un souffle de raison n’aurait pu,à jamais,transfigurer cet éternité qui crie à travers les corridors de la lumière qui transcende l’espace clos de ton oasis.
Boudenib-Merzouga Avril 2005
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander
La perfection de l’instant demeure dans l’obsession de la solitude. Seule l’étendue de l’espace clos où se pose le regard devient à elle seule obstination.
Atteindre l’horizon avant qu’il ne nous atteigne est le seul but à poursuivre jusqu’au trépas.
Qui peut prétendre avoir atteint cette limite ? Infime ligne tendue entre deux matières : le vide matériel et l’absence.
La piste, à jamais, serpentera afin de nous permettre l’égarement de l’esprit.
Lascive décontenance d’un grain de sable au milieu de son univers minéral.
L’égarement de la mémoire est à son paroxysme lorsque la limite de l’avilissement dépasse le seuil de toute espérance.
La piste coule sous nos pas comme un fleuve de plaine. Elle nous mènera à la limite de l’horizon distendu entre un océan de lumière et une mer minérale.
L’âme meurtrie ne sera abreuvée qu’au puits de l’espérance immaculée. L’égocentrisme de l’eau nous rappelle à l’ordre et rien ne la retient.
Tout tient en un rien, et le rien devient un tout. Le puits devient l’eau, et l’eau, la vie. Le puits est alors espérance.
Perfides sont nos lamentations misérables. Voici la forme qui les occulte à jamais.
La douleur s’efface et le puits s’éloigne. Et l’horizon toujours recule.
Boudenib-Merzouga Avril 2005
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander
A midi ou à minuit, aucun droit au repos du corps. Seule la source compte. Hématome de ma conscience, rien ne peut la transgresser.
Boudenib-Merzouga Avril 2005
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander
Je suis une goutte qui tombe. Lachée par un nuage perdu au milieu de son ciel pur. Je suis une goutte et je m’enfonce dans l’oubli d’une nouvelle étendue empreinte de pureté. Qui viendra me boire ?
Boudenib-Merzouga Avril 2005
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander
Vendredi 23 décembre 2005
La douce caresse de l’aurore glisse sur l’onde de la dune. La fraîcheur matinale éveille les sens. Déjà le parfum du thé arrive jusqu’à l’espace clos qui a abrité nos rêves agités par le balai incessant du vent qui se fracassait contre tout obstacle s’opposant à sa furieuse envie de destruction.
Vers l’Orient les cieux majestueux se parent de pourpres et de roses qui donnent aux choses un air d’ailleurs.
Ailleurs ! Voilà le mot. Depuis le départ il hantait l’esprit. Ailleurs. Chaque endroit est l’ailleurs d’un autre. Hier nous étions là ; nous voici, aujourd’hui, ailleurs. Le propre de notre esprit est de trouver l’ailleurs ailleurs que là où il se trouve réellement. Le temps d’écrire ces quatre lignes et voilà déjà l’instant privilégié de tous. L’unique fraction de seconde où l’astre parmi les astres franchit penaudement la ligne ténue qui sert de fil sur lequel les dieux pendent leur linge étincelant. Tellement étincelant que nous prenons ces éclats pour des étoiles, des planètes couvrant l’immensité de nos nuits et guidant nos caravanes vers la fin de leurs solitudes.
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander
Vendredi 23 décembre 2005

Me voici face à la vaste scène où le silence se produit en concert.
Les lames de vent, incessantes, flagellent le reste de mes souvenirs égarés dans cet océan de nostalgie.
Qui es-tu pour apparaître sous toutes ces formes ? Aucun qualificatif ne peut être à la hauteur de ton âme, inoubliable.
Me voilà face à ton vide comme en prière, comme en méditation.
Ô solitudes promises de tes terres oubliées ! A moi revenez !
Dans tes profondeurs égarées je me noie tel un marin ivre de tempête se laisserait à jamais choir sur le récif. Je te bois aujourd’hui.
Ecrire. Toujours écrire. Pour que ton empreinte à jamais s’enfonce dans l’abîme de mes rêves. Ecrire pour oublier. Pour m’oublier, le temps d’une traversée, le temps d’une méharée...
par Gaëtan Keustermans
publié dans :
Textes
0
recommander
Vos commentaires