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Dimanche 16 avril 2006

Tu m'en parlais avec le regard d'un mome qui découvre les cadeaux au pied du sapin, le coeur battant tels cent mille bindirs résonnant dans l'immensité des sables.

Je l'ai imagé d'abord, et l'ai vu ensuite avec tes yeux.

Le revoilà pour toi, chantant de ses fragrances les plus délicates bercées par les vents pour la plus simple joie du promeneur égaré.

Revoilà pour toi le désert en fleur.

par Gaëtan Keustermans publié dans : Carnets de voyage
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Commentaires

Je pense que si j'avais été avec toi... on y serait encore! Le teps d'identifier tout ça... ;))
commentaire n° : 1 posté par : François (site web) le: 19/04/2006 09:49:03

J'en ai les larmes aux yeux, de nostalgie, face à la beauté de ces paysages...

 



Figure toi que je suis à la montagne en ce moment et que je racontais ce matin à des promeneurs croisés au hasard de mes divagations alpines comment la montagne est belle au mois de juin avec ces mille et une fleurs toutes de formes, de couleurs et de fragrances différentes. Peut-être est-ce le désert qui me fait apprécier encore aujourd'hui avec l'émerveillement des enfants, cette vie parfumée et colorée qui arrive à sortir de ces milieux certes assez opposés mais qui paraissent parfois tellement austères.


Merci encore


Laure


commentaire n° : 2 posté par : Laure le: 20/04/2006 16:12:46

INFOS

ô vous tous qui souffrez d' un mal
inconnu, qui êtes désemparés et dégréés, faites
comme Maxence, fuyez le mensonge des cités, allez
vers ces terres incultes qui semblent sortir à
peine, fumantes encore, des mains du créateur,
remontez à votre source, et, vous carrant
solidement au sein des éléments, tâchez d' y
retrouver les linéaments de l' immuable et très
tranquille vérité !

Ernest Psichari

 


Tout homme n'est pas appelé au désert et tout appelé n'y est pas élu

 

 

 

 

 

Ferny Besson


 

 

 

Dans le désert on vit au rythme du cosmos. On ne triche pas, on obéit. Le puits est ici et non pas là, et le suivant à 650km plus loin, pas un de moins. C’est à prendre ou à laisser, mon jeune ami. Si cela ne vous plait, n’y allez pas, restez chez vous à regarder la télé.

 

Mais si vous entrez au désert, jouez le jeu. C’est la patience, l’humilité, la soumission au réel. Bénéfiques exercices pour un orgueilleux primate trop tenté de se prendre pour le roi de la création.

Théodore Monod


 

 

 

Le silence est un des charmes les plus subtils de ce pays solitaire et vide. Il communique à l’âme un équilibre que tu ne connais pas, toi qui as toujours vécu dans le tumulte ; loin de l’accabler, il la dispose aux pensées légères. On croit qu’il représente l’absence de bruit, comme l’obscurité résulte des absences de la lumière : c’est une erreur. Si je puis comparer les sensations de l’oreille à celles de la vue, le silence répandu sur les grands espaces est plutôt une sorte de transparence aérienne, qui rend les perceptions plus claires, nous ouvre le monde ignoré des infiniment petits bruits, et nous révèle une étendue d’inexprimables jouissances. Je me pénètre ainsi par tous mes sens satisfaits du bonheur de vivre en nomade.

 

Eugène Fromentin

 

 

 

 

 

Philosophie

 

Tourisme et déserts - Un guide pratique pour gérer les impacts environnementaux et sociaux du tourisme dans les déserts. Edité par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement)

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